Le projet consiste en un espace d’agriculture urbaine axé sur la production de plantes médicinales. Il fait partie d’un ensemble d’initiatives en agriculture urbaine qui sont actuellement en train de voir le jour à même le site.

 

Le mandala est sous notre responsabilité depuis l’automne 2016. Nous avons participé à sa conceptualisation ainsi qu’à sa réalisation. Nous poursuivons la deuxième phase de l’aménagement cette année. Nous proposerons certainement des ateliers aux gens intéressés à en apprendre davantage sur les vertus des plantes médicinales.

Objectif

Le jardin mandala a pour but de démystifier les plantes médicinales auprès des résidents du CHSLD tout en mettant en valeur leurs caractéristiques esthétiques afin d’agrémenter la cours. Il offre la possibilité d’offrir des activités d’interprétation et de transformation des végétaux. Ces derniers sont sélectionnés pour leurs multiples usages en herboristerie traditionnelle, mais aussi leurs applications dans des domaines tels que l’alimentation, la cosmétique et l’apiculture urbaine. Pensons notamment à l’origan, l’agastache, la calendule ou la pensée sauvage.

Mandala

En sanskrit le mot mandala signifie «cercle». Conçu pour la méditation et le recueil, ce dernier est composé de diagrammes plus ou moins complexes. Ces derniers sont généralement organisés autour  d’une forme circulaire.  Le mandala est souvent associé à la communauté, mais aussi à l’environnement voire l’univers tout entier. Il faciliterait la concentration, le lâcher-prise ou le « vivre ici et maintenant ». Il aiderait également les individus à mieux gérer leur stress. Il est un lieu idéal pour se ressourcer dans l’agitation du monde urbain.

Culture écologique

Les plantes médicinales sont idéales pour la pratique du jardinage écologique. Généralement vivaces, elles demandent peu d’entretien. Elles se développent ici grâce à l’ajout de champignons mycorhiziens qui permettent de créer un effet symbiotique avec le système racinaire des plantes mieux connu sous le nom de « mycorhize ». Ce dernier permet de favoriser un apport nécessaire en eau et en nutriments aux racines des jeunes plants.  Du bois raméal fragmenté (BRF) est également présent pour améliorer la structure du sol. Ce dernier permet de réduire l’apport d’engrais et libère différents éléments nutritifs : Calcium, Potasse, Phosphore, etc. Il sert de paillage afin de mieux préserver l’humidité de la terre et permet un meilleur contrôle des mauvaises herbes sans pour autant acidifier le sol comme son homologue : le paillis de cèdre. Un ajout de compost forestier « brise-glaise » composé d’écorce de conifères et de mousse de sphaigne permet de réduire la compaction du terreau et facilite un meilleur enracinement. Ce dernier sert également à nourrir les plantes.